Publié le : samedi 13 août 2005
LE BIEN PUBLIC
une Exposition à découvrir au musée du Châtillonnais
Signes, symboles, traces et tracés.
Marie et Jean-Marie Dandoy nancéens, de passage à Châtillon |
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Le musée du Châtillonnais présente des œuvres d’Olen en bronze en adéquation avec les pièces en bronze conservées au musée par le matériau utilisé et le rapport aux origines : cratère de Vix, bijoux, vaisselles.
Les visiteurs du musée du Châtillonnais viennent de tous les continents : Canadiens américains, allemands, anglais, belges, espagnols, hollandais, italiens, suisses, néerlandais, suédois, danois, thaïlandais, chinois. Ils sont là car le cinquantenaire de la découverte du vase de Vix a connu une large couverture médiatique. Le musée bénéficie encore de retombées très positives.
Parmi ces visiteurs, il y a les inconditionnels du vase de Vix, qui viennent juste pour l’admirer comme ce groupe de Taiwanais samedi matin qui, venant de Paris, n’avait que dix minutes pour faire la visite et ne s’est évidemment pas arrêté devant les œuvres d’Olen.. ou cette dame qui venait revoir exclusivement le cratère.
Entre nature et culture
D’autres touristes, toujours prêts à découvrir un créateur d’art, n’hésitent pas à prolonger leur visite et à se plonger dans un monde hors norme en liaison entre le naturel et le culturel. Les pièces en bronze d’Olen interpellent le visiteur et résonnent en lui selon sa propre histoire. Certains y cherchent des signes de notre temps ou d’un passé lointain qui remonteraient à notre origine où la terre nourricière apportait beaucoup à l’humain et l’opposent à notre époque où c’est l’humain qui apporte à la terre. Ce couple, par exemple, Marie et Jean-Marie Dandoy (elle est professeur, lui était urbaniste), vient de Nancy. Il a trouvé les bronzes visuellement harmonieux et en phase avec le musée. Ils ont fait un rapprochement entre « le côté mystérieux de la Dame de Vix et les bronzes d’Olen ». Et surtout ils ont aimé « la propension d’Olen à aller vers les origines » par les traces, les empreintes, les idoles. Lui, y a vu la trace de plantes dans le sable quand le vent souffle et que de ce fait, une zone est protégée par la plante elle-même et le vent y creuse en quelque sorte l’empreinte de son ombre.
Un autre couple, Jean-Michel et Danièle Petit, tous deux professeurs d’université à Jussieu et Orléans ont aimé ces signes, ces symboles, ces traces. Lui, amateur de bronze, a trouvé que « cette œuvre répond bien aux trois critères d’une sculpture en bronze : sculpture, fonte et patine ». Ils ont aimé certaines patines claires qui, grâce aux grains de sable, faisaient « ressortir les ombres et la lumière » ou d’autres œuvres que l’on croirait en terre. Elle, elle a dit que « cela s’adresse aux tripes plutôt qu’à autre chose ». Tous les visiteurs sont unanimes pour dire que les photos de détails sont magnifiquement belles. Tous reconnaissent qu’il faut prendre le temps d’adapter son œil à des objets inhabituels qui ne peuvent laisser indifférents.
L’exposition est visible aux heures d’ouverture du musée, de 10 heures à 18 heures, jusqu’au 14 novembre.
Le musée du Châtillonnais présente des œuvres d’Olen en bronze en adéquation avec les pièces en bronze conservées au musée par le matériau utilisé et le rapport aux origines : cratère de Vix, bijoux, vaisselles.

